Joan Laporta :

Joan Laporta : "Le Barça n'a jamais tenté d'altérer la compétition"

Le Président FC Barcelone demande le respect de la présomption d'innocence, présente la documentation concernant les rapports sur les arbitres et insiste sur le fait qu'aucun délit de corruption sportive n'a été commis, comme l'indique l'Agence d'État de l'Administration Fiscale

Le président du FC Barcelone, Joan Laporta, a livré une conférence de presse lundi matin afin de donner des explications concernant l'affaire Negreira qui a fait l'actualité dans les médias ces dernières semaines. Durant plus d'une demi-heure, le président blaugrana a défendu l'innocence du Club, point par point : "J'ai la ferme conviction que le FC Barcelone n'a jamais tenté d'altérer la compétition ni essayé d'obtenir un avantage sportif."

Il a ensuite poursuivi : "Il faut ajouter à cela que dans une lettre adressée au parquet, l'Agence d'État d'Administration Fiscale a déclaré qu'elle n'a pas été en mesure de démontrer que les paiements effectués par le FC Barcelone à des sociétés liées à l'ancien vice-président de la Commission technique des arbitres ait eu un impact sur le choix des arbitres. Ils n'ont pas non plus modifié les résultats des matchs. Vu que cela n'a jamais existé, il était de toute façon impossible de le démontrer."

Joan Laporta, qui a commencé son discours en défendant les 123 ans d'histoire du Club et l'honnêteté des titres obtenus au cours des dernières décennies, a tenu à rappeler que "maintenir une relation professionnelle, sur des questions technico-arbitrales, avec des entreprises liées à des personnes ayant une expérience dans le monde du football et avec une longue histoire au sein de l'instance d'arbitrage elle-même ne constitue en soi aucun type d'action illégale, et encore moins une infraction pénale."

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En ce sens, il a expliqué que ce type de conseil professionnel était courant "dans les grands clubs de football" et qu'il est actuellement effectué au sein-même du Barça, "de manière claire et transparente avec les factures détaillées correspondantes". Avant de rappeler : "Il n'y a jamais eu d'intention d'occulter ces mouvements."

Cependant, le président Joan Laporta a tenu à préciser qu'il en serait autrement si une personne ou une entité privée extérieure avait profité de ce contexte pour commettre des irrégularités ou des actes illégaux dans son intérêt personnel : "Si tel était le cas, le Club serait le premier à agir pour défendre son honneur. Le FC Barcelone serait une victime et en aucun cas il ne serait responsable d'un délit".

Joan Laporta, avec les rapports sur les arbitres.
Joan Laporta, avec les rapports sur les arbitres.

629 rapports, 43 CD et 4 études

Au cours de sa présentation, Joan Laporta a également montré les conclusions du rapport préliminaire du département de conformité (compliance), qui garantit le plein respect de toutes les réglementations et politiques pour prévenir et détecter d'éventuelles conduites irrégulières au sein de l'entité. Dans celui-ci, le nombre de documents apparaît : 629 rapports d'arbitrage, 43 CD et quatre études différentes. Toute la documentation physique y figure, sauf celles qui a été détruite après 5 ans de stockage.

Interrogée sur le nombre total de versements effectués, Joan Laporta a rappelé que la somme totale s'étendait sur 18 ans et qu'il s'agissait de "rapports importants et nécessaires". Sur la théorie selon laquelle ces versements avaient pour objectif de "rechercher la neutralité", le président du Barça a répondu qu'il s'agissait d'une hypothèse personnelle de M. Negreira et que celle-ci avait été entérinée par l'Agence fiscale.

Par ailleurs, Joan Laporta a insisté sur l'importance de la présomption d'innocence : "Il faut laisser la justice travailler et, au nom du FC Barcelone, j'exige une responsabilité maximale des personnes qui dirigent les institutions représentatives du football espagnol, européen et mondial, ainsi que des médias". Il a ainsi souligné avoir regretté que "ceux qui devaient observer la prudence nécessaire pour le bien du football",  n'aient pas été capables de le faire, en prenant Javier Tebas, président de la Liga, comme exemple. Cela n'a fait que renforcer le tribunal médiatique, sans preuve valable.

Joan Laporta a également remercié la prudence de Luis Rubiales, président de la RFEF ; José Manuel Franco, président du Conseil Supérieur des Sports ; ou Gianni Infantino, président de la FIFA. En ce qui concerne l'UEFA, il a affirmé qu'elle ne participait au lynchage public auquel d'autres sphères se sont ajoutées : "Dernièrement, Ceferin a agi avec la prudence que sa position exige. Nous sommes en contact avec l'UEFA et ils savent que de fausses hypothèses sont en train d'être diffusées", a-t-il expliqué, au-delà des conflits d'intérêts qui peuvent exister entre les deux entités du fait du positionnement du FC Barcelone favorable à la création de la Super Ligue.

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En ce sens, Joan Laporta a réitéré l'idée qu'il avait déjà présentée il y a quelques semaines, au début de Cas Negreira. "C'est un complot perpétré par ceux qui veulent nuire à la réputation du Barça, le déstabiliser voire le contrôler et se l'approprier." Et il a poursuivi ainsi : "Le catalanisme inhérent au Barça, la catalanité ouverte sur le monde que le FC Barcelone a toujours défendue, et qui a été respectée par les culéers du monde entier, a fait du mal à certaines sphères de pouvoir. Mais pas à toutes, heureusement".

La position du Real Madrid

Pour terminer sa présentation, Joan Laporta a fait référence au Real Madrid, qui a comparu dans l'affaire : "Nous parlons d'une entité qui a, historiquement, eu une relation étroite avec le pouvoir politique, économique et sportif. Pendant sept décennies et presque sans interruption, les présidents de la Commission des arbitres ont été membres, anciens joueurs ou anciens dirigeants du Real Madrid, et parfois même les trois. C'est-à-dire que pendant 70 ans, des membres, anciens joueurs ou anciens dirigeants du Real Madrid ont désigné les arbitres qui devaient rendre justice sur le terrain de jeu."  Joan Laporta a expliqué qu'en ce moment les relations entre le FC Barcelone et le Real Madrid étaient "ébranlées" et qu'il considérait que le club blanc s'était empressé de se porter partie civile dans cette affaire.

 

Força Barça
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