null

Kashiwa Reysol

Hier
Bien qu'il ait obtenu ses plus grands succès cette année, le Kashiwa Reysol n'est absolument pas un nouveau venu dans l'élite du football japonais. Il s'agit de l'un des clubs les plus anciens du pays, créé en 1940 sous le nom d'Hitachi Ltd Soccer Company, et figure parmi les membres fondateurs de la Japan Soccer League Il a atteint son apogée — avant cette année 2011— en 1972, en remportant un doublé de Ligue et Coupe de l'Empereur. À ce succès ont suivi des années grises, et il ne serait pas inclus dans la configuration originale de la J.League. Toutefois, l'arrivée de Careca au début des années 90 a permis de redresser la barre. Et bien que dans la dernière décennie il ait eu des hauts et des bas, y compris deux descentes de catégorie, il s'agit actuellement d'une équipe vivant une nette trajectoire ascendante.

Aujourd'hui
La clé de la récente renaissance de Reysol est la nomination de Nelsinho comme entraîneur en 2009. Elle s'est produite alors que le club traversait une mauvaise passe et se dirigeait inexorablement vers la deuxième division, ce qui rehausse encore plus le mérite des succès du vétéran brésilien. L'ancien entraîneur de Verdy Kawasaki et de Nagoya Grampus Eight a complètement révolutionné l'équipe et a réussi aisément la montée pour sa première saison complète à la tête de l'équipe, en remportant la J.League 2 avec dix points d'avance sur le deuxième. Et ensuite il a fallu réécrire les livres des records du football japonais, vu que le Reysol est devenu la première équipe de l'histoire à remporter de manière consécutive les titres de la première et de la deuxième division japonaises. Deux brésiliens, Jorge Wagner et Leandro Domingues, se sont distingués dans l'équipe de Nelsinho, qui, après avoir commandé au classement pendant la plupart de la campagne, a remporté le titre devant Nagoya et Gamba Osaka lors d'une dernière journée palpitante.

Et demain ?
Et si son ascension ne semble pas assez météorique, le Reysol commencera sa lutte pour le titre mondiale seulement trois jours après s'être proclamé champion de la Ligue japonaise. Par conséquent, les célébrations ont été minimales, vu qu'une importance extrême est accordée au début dans la Coupe Mondiale des Clubs de la FIFA, face à l'Auckland City. « Le Mondial commence sous peu, on ne peut pas se permettre des célébrations », a expliqué Wagner, qui ne veut pas non plus penser à la perspective de jouer contre ses compatriotes en demi-finale. « Je connais parfaitement le Santos », a déclaré le joueur, de 33 ans. « Mais, d'abord, nous devons nous concentrer sur le match contre l'Auckland. Ensuite nous pourrons penser aux autres ».

 

Qualification en chiffres
Le Reysol a perdu plus de rencontres que Nagoya ou Gamba Osaka, les deux équipes avec lesquelles il a dû batailler jusqu'à la dernière journée pour le trophée de la J.League. Même le Vegalta Sendai, qui a terminé à 16 points du leader, a enregistré moins de défaites. La clé du succès a été d'éviter les matches nuls qui ont fait perdre des points à leurs rivaux. Le Reysol n'a fait que trois matchs nuls en 34 rencontres.

Des chiffres qui parlent tout seuls
19 : les points gagnés par le Reysol, sur 21 possibles, dans son assaut définitif au titre de la J.League. Les Reysol ont affiché des nerfs d'acier pour surmonter leurs adversaires, et ont gagné neuf de leurs 11 matches finaux, en plus d'être invaincus lors des sept derniers.

SOURCE : fifa.com